Non, le petit pit Kaiser n’ira pas en enfer

Ils l’ont affublé de l’un de ces noms de guerre que l’on donne aux animaux lorsqu’on est un minable qui veut se montrer puissant par procuration. Ces imbéciles l’ont appelé Kaiser. Et pourquoi pas Hitler, pendant qu’ils y étaient ? Ils l’ont acheté en région parisienne, sans doute à l’une de ces misérables petites frappes qui se livrent à l’élevage clandestin de molosses pour arrondir leurs fins de mois en gagnant de l’argent facile (c’est le privilège de ceux qui exploitent les animaux). Bien sûr, Kaiser, qui n’a rien demandé, et surtout pas à naître, est un american staff bon teint, Continuer la lecture

Code civil : ce qui ne changera pas…

                L’annonce en fanfare du changement de statut juridique de l’animal dans le code civil pourrait presque nous faire croire qu’il s’agit d’une avancée décisive en ce qui concerne la condition animale et que cette mesure, votée par l’Assemblée nationale mardi soir après moult débats, devrait entraîner des modifications de taille dans la façon dont sont traités actuellement les animaux… On se calme. Passer de « bien meuble » à « être vivant doué de sensibilité » est certes un progrès. Mais en l’occurrence, ce ne sont que des mots qui ont fort peu de chances d’avoir Continuer la lecture

La Griffe et le petit agneau « Pascal »

Dimanche de Pâques. Ce matin, pendant le 7 / 9 de France Inter, un court reportage à Clermont-Ferrand, depuis une boucherie réputée pour la qualité de ses produits. A l’occasion des fêtes pascales, l’artisan a fait tuer une centaine d’agneaux. La tradition… Interview d’une cliente, qui disait en gros ceci :  » Tous les ans à Pâques, je viens chercher mon agneau de lait ici. Je suis chrétienne, pour moi c’est important de manger de l’agneau à Pâques ». Justement, l’agneau, victime innocente, est le symbole du Christ crucifié. N’y a-t-il pas là comme une contradiction, une trahison, même ?… Il y a Continuer la lecture

Hommage inattendu aux autres « poilus » de la Grande Guerre

 Revoir ici l’intégralité de la conférence d’Eric Baratay La Bibliothèque scientifique du campus des Cézeaux avait invité, le mardi 8 avril, l’historien Éric Baratay, pour une conférence portant sur « Les animaux dans la Grande Guerre ». L’ouvrage qu’il vient de publier aux éditions du CNRS (Bêtes de tranchées. Des vécus oubliés) témoigne de la grande maîtrise de l’auteur à propos d’un sujet auquel il est apparemment le premier universitaire à s’être intéressé. Cette recherche sur « des vécus oubliés », ceux des animaux enrôlés de force dans la guerre de 14-18, mais aussi ceux qui se sont retrouvés par hasard à côtoyer les poilus, Continuer la lecture