Nîmes, 24 mars 2012

La cause animale

 

absente de la présidentielle

 

 

Les associations crient contre le silence

des candidats et de tous les politiques

 

Nîmes, ses arènes, ses corridas… Et ses manifs. 2008, manif anti-corrida, orchestrée par l’Alliance du même nom. Septembre 2010, on remet ça. Gros succès. Les médias ignorent ou à peu près. Enfin, le 24 mars 2012, rassemblement unitaire organisé par les grandes associations françaises de défense animale : « Nos voix pour les animaux ». Voir notre diaporama en cliquant ici.

 

On l’attendait, ce 24 mars ! Comme on attend le printemps. Ce n’était pas vraiment la première manifestation du genre, même si la proximité de l’élection présidentielle, puis des élections législatives dans la foulée, lui donnait une couleur particulière. Le thème « Nos voix pour les animaux », largement répandu sur les tee-shirts imprimés par le comité organisateur, était de circonstance.

Il s’agissait de faire savoir aux dix candidats que, désormais, il va falloir compter avec nous. « Nous », c’est-à-dire tous ceux qui refusent que l’homme persiste à être une menace, un bourreau, un fossoyeur pour les autres espèces qui partagent son oxygène. Quelques grandes et puissantes organisations ont mis la machine en route. Fondation Brigitte Bardot, Société protectrice des animaux, Confédération des SPA de France, Fondation assistance aux animaux, ?uvre d’assistance aux bêtes d’abattoir, Alliance anticorrida, et la benjamine L214 qui, grâce à la détermination de ses militants, leur courage, leur énergie, est arrivée, en quelques années, à inquiéter la filière viande. L’association Combactive avait ouvert des stands de restauration rapide et VG à proximité de la gare, d’où partait le cortège.

La Griffe avait décidé d’être du voyage. Six d’entre nous la représentaient, banderole en tête. Il faut occuper le terrain. Il y a urgence à grossir le nombre des protestataires, à serrer les rangs. Le militantisme est désormais incontournable. Trop de crimes sont commis sur les animaux ! Trop profond en est le déni, qu’il soit le fait de l’ignorance, de l’opportunisme ou de la cupidité.

Je crois sincèrement que tous les participants, près de 2.000, avaient en tête cela. Désormais, plus question de traîner, de se contenter de miettes, de faire profil bas, de se laisser bousculer, moquer, emmerder de quelque manière que ce soit. Nous avons des arguments, nous devons les faire connaître.

Un cortège dans les rues de Nîmes, au son des tambours et d’autres instruments dont certains n’étaient guère mélodieux, mais l’important n’était-il pas de faire du bruit ? De se rendre audibles aux oreilles du monde ? Trois échassiers à figure d’animaux ouvraient le cortège. Leur emboîtant le pas, Claire Stravinski, fondatrice de l’AA, hurlant à plein poumons dans son mégaphone, silhouette frêle et mobile.

 

manif 24 mars 216

 

  

Ce même jour, à Nîmes, il devait y avoir deux autres manifestations. Les itinéraires ont voulu que personne ne se croise. Àchacun son monde. C’est peut-être dommage… Peut-être pas.

Au terme de la marche, nous nous sommes rassemblés devant la Maison Carrée, vénérable édifice gallo-romain, majestueux, dont la blancheur dorée se découpait, nette, dans un ciel d’une pureté de début du monde. C’est là, sur cette p
lace du sud, que devaient avoir lieu différentes interventions de figures singulières et importantes de la protection animale, de représentants d’organismes divers. Citons en vrac (pardon à ceux que j’aurais oubliés !) le psychiatre Jean-Paul Richier ; Frédéric Freund, le directeur de l’OABA ; le journaliste Henry-Jean Servat ; Brigitte Gothière, de L214 ; Claire Starozinski, donc ; Christophe Marie, de la Fondation Brigitte Bardot ; Stéphane Lamart, de la SNDA ; Hervé Bellardi, qui représentait la Confédération des SPA de France ; Brigitte Piquetpellorce, directrice de la Cellule anti-trafic de la SPA.

 

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Des paroles déterminantes ont été prononcées, des vérités effrayantes évoquées, et les positions des divers candidats quant à la condition animale passées au crible. Il en ressort qu’aucun ne présente de véritables garanties, même si certains sont absolument et définitivement à écarter (voir le site Politique & animaux).

Sommes-nous assez nombreux pour faire pencher la balance ? Pas sûr ! Du moins pas pour l’instant. Mais tout va très vite. Il y a cinq ans, aurions-nous pu imaginer quelque 2.000 personnes défilant dans la rue au nom des animaux et sort que nous leur réservons ?

Tout peut aller très vite. L’affaire est entre nos mains à tous. Rassemblons-nous ! Osons affirmer nos convictions ! Cessons d’être vaguement honteux lorsqu’on nous les reproche ! Il n’y a aucune honte à revendiquer une humanité vraie. Il y a de la grandeur à vouloir que l’homme cesse d’être une brute. Il y a des lobbies qui font peur aux pouvoirs en place. Celui de la chasse. Celui de la viande, et d’autres. Tenons-les en respect ! Imposons-nous ! Et n’oublions jamais le but de nos efforts : libérer les animaux des entraves sanglantes que nous leur avons imposées.

Un grand message a été délivré le 24 mars à Nîmes : la nécessité de nous unir, de marcher groupés. Cet appel sera-t-il entendu ? Osons le croire !…

                                                                                                                                   Josée Barnérias

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