Tauromachie

Conseil de sages

 

ou conseil de fous,

 

le combat continue

 

Samedi 20 octobre, manifestation à Paris, place du Palais-Royal, pour protester contre la décision du Conseil constitutionnel quant à la légitimité de la corrida. Parmi les associations représentées, il y avait La Griffe. Le petit groupe est revenu avec un compte rendu et des photos, que voici…

 

 

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Avec la décision du Conseil constitutionnel de déclarer la corrida conforme à la Constitution, on a encore essayé de porter l'estocade aux anti taurins.

Et bien, c'est encore raté !

 

 

 

 

Malgré la pluie, un millier de personnes se sont rendues place du Palais-Royal pour l'action citoyenne contre la tauromachie organisée à Paris le 20 octobre. Deux autres rassemblements avaient lieu en même temps sur Nîmes et Toulouse.

 

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À Paris, il s'agissait en outre de soutenir de les représentants de quatre associations pendant qu'ils étaient reçus par le cabinet de Mme Filipetti, ministre abolitionniste de la Culture.

La délégation était composée de Christophe Marie (Fondation Brigitte-Bardot) ; David Chauvet (Droits des Animaux) ; Orianne Vatin (SPA) ; Henry-Jean Servat, journaliste, et Jean-Pierre Garrigues pour le CRAC Europe.

C'est aussi la ministre qu'il faut soutenir, puisqu'elle appartient à un gouvernement dont le ministre de l'Intérieur a déclaré qu'il avait les moyens de contrer la contestation anti-corrida avec les autres ministres aficionados.

La réponse est à la hauteur de la provocation. L'indignation gagne de nouveaux acteurs et la composition de l'assistance a changé. Le député européen Yves Cochet ainsi que le maire du 2ème arrondissement, Jacques Boutault (EELV), ont très fermement pris position pour l’abolition de la corrida.

 

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Le drapeau de Sud se joint pour la première fois à nos pancartes. En septembre, lors de son 5èmecongrès, Sud Culture a adopté une motion contre la corrida et son inscription au patrimoine immatériel français.

Gérard Charollois (Convention Vie et Nature), Alain Bougrain Dubourg, Henri-Jean Servat et Christophe Thomas (le copain de Fadjen, le gentil et doux taureau que tous les abolitionnistes ont appris à connaître via Internet) sont là eux aussi.

Henry-Jean Servat, pour cette occasion, accepte de rejoindre le professeur Albert Jacquard et le médecin urgentiste Patrick Pelloux à la présidence d'honneur du CRAC Europe.

 

Dans l'assistance, il y a des petites bonnes femmes d'Auvergne et d'ailleurs, mais aussi de robustes gaillards à l'accent du Sud-Ouest et à la carrure impressionnante.

 

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Une simple photo rappelle combien la tauromachie (à ce jour patrimoine national) est méconnue : où est tout le folklorique bastringue qui sert de décorum à la boucherie estivale ? Pas d'habit de lumières, pas de gradins, pas de fleurs, pas d'orchestre : la vérité nue. La tauromachie, c'est aussi les écoles taurines, les corridas privées où l'on torture tranquille pépère, sans avoir besoin de se parer du déguisement de la fête. C'est par milliers que les bovins se font massacrer aux beaux jours. Entre novilladas des petits villages et grandes corridas, ce sont environ 6.000 bêtes qui se font massacrer chaque saison.

 

 

Pendant l'entrevue avec la ministre, les prises de parole donnent une place aux gens du sud, petits et grands, qui ont assisté à une corrida et qui déclarent unanimement que, ce jour-là, leur vie a changé et qu'ils ont la corrida en horreur.

 

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Entre le Conseil d'État et l'entrée du Louvre les militants occupent tout l'espace.

 

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À la sortie du métro, le CRAC, sur grand écran, diffuse des vidéos en gros plan de la corrida et de Rodilhan. Un couple de jeunes Sud-Américains s'étonne. En anglais, ils demandent si c'est en France
que cela se passe et leur déconvenue est immense lorsqu'ils apprennent que c'est aussi la honte de la France.
Comme d'habitude la créativité militante est au rendez vous !

 

 

 

 

 

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016_100_6055-copie-1.JPGPour un peu, on se demanderait si la contestation anti-taurine ne relève pas parfois de l'art ? Aux créations graphiques s'ajoutent cette fois les créations littéraires. De simples militants sont appelés à la tribune. Avec humilité et émotion, ils lisent lettres et poèmes que leur ont inspiré la corrida et les « assassins des gradins ».

Christophe Thomas, qui travaille sur un projet de film, nous demande si on veut bien crier « Fadjen » pendant quelques secondes. Bien sûr qu'on veut ! Carton plein pour Fadjen  (en photo, ci-dessus, dans son pré avec son propriétaire qui se définit comme son ami) !!

 

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Au sortir de l'entrevue ministérielle qui a duré 45 minutes, les responsables du CRAC et de la Fondation Brigitte-Bardot nous expliquent avoir reçu un meilleur accueil qu'auparavant. Un changement de communication ne veut pas dire changement de direction ; il faudra juger aux actes.

Jean-Pierre Garrigues donne la ligne des combats à venir. Ce sera aux députés de répondre de leurs choix en soutenant ou non la proposition de Mme Gaillard pour l'abolition de la corrida.. Les actions continuent auprès des politiques ; devant la justice et sur le terrain.

L'an passé, le maire d'Alès, Max Roustan, avait programmé à sa féria locale rien de moins que l'éventreur de Séville, Ruy Fernandez.

 

Alors, prenons tous date pour les 11 et 12 mai 2013 , à Alés, allons chez M. Roustan, lui faire entendre la colère du peuple !

 

                                                                                                               Des Auvergnates en colère.

 

 

 

 

 

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