Témoignage

Une Auvergnate à Lyon,

 

contre Green Hill

 

Lyon. Samedi 6 octobre, à 14 h 30, un rassemblement était organisé par Respect Animal devant le siège lyonnais de Green Hill, le plus important « producteur » d’animaux destinés à la vivisection. Afin de dénoncer cette pratique barbare et, en amont, l'élevage d'animaux en vue de l'expérimentation. Le mouvement est parti d’Italie, où des activistes avaient libéré 2.500 beagles. Une adhérente de La Griffe était à la manifestation. Elle raconte? 

 

À 14 h 15, les policiers encadrent déjà le quartier et on entend un vacarme incroyable bien avant d'entrer dans la rue Marc-Antoine-Petit. 

Green Hill est dans la ligne de mire des activistes italiens antispécistes. Au printemps, ces derniers ont occupé une « fabrique de chiens » et ont sauvé quelques chiots de race beagle. Ils sont, depuis, poursuivis par la justice.

 

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Ils sont venus d'Italie pour dénoncer les pratiques de Green Hill. Et ils sont déjà là, en train de hurler leur colère et leur dégoût.

De la centaine de personnes déjà présentes, ils représentent au moins les trois quarts.

Parmi les participants, il y les membres de Respect Animal, mais aussi beaucoup de gens qui viennent à deux ou tout seuls.

Les affiches qui ont été préparées sont très variées et explicites. C'est une réussite : les affiches, c'est ce qui va attirer le regard des passants et les amener à s'interroger. Ce sont les armes pour susciter la prise de conscience.

 

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Green Hill, dont l'entrée est protégée par les compagnies républicaines de sécurité (les CRS), est conspué.  

 

Stéphanie, de Respect Animal, nous annonce que nous allons défiler jusqu'à la place des Terreaux et nous donne les consignes de sécurité. Ni provocations, ni réponses aux provocations. L'objectif : faire du bruit, se faire voir et informer. Il faut faire beaucoup de bruit, car aujourd'hui, à Lyon, il y a plusieurs actions.

Luciano n'a besoin que de quelques mots en français pour rappeler les vertus de l'action collective : avec un doigt, on indique une direction. Avec une main, on ferme le poing et on avance !  

 

Le cortège se met en place. Mon estimation personnelle du nombre de manifestants : entre 300 à 350 personnes.

 

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Des galgos sont venus soutenir leurs copains. Il y a aussi d'autres copains à quatre pattes. À n'en pas douter, les passants qui ont un animal comme ami vont s'identifier.

 

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La manifestation fournit un très bon niveau sonore. Impossible de passer inaperçus ! Sirène sifflets, slogans. « Marshall assassin ! », « Non aux animaux dans les labos ! », « Vivisection abolition ! »?

C'est ce qu'il faut ; nous traversons les rues commerçantes de Lyon un samedi après-midi. Cela fait du monde. Beaucoup de gens nous voient. Ils regardent, étonnés, choqués. La distribution de tracts rencontre plutôt un bon accueil.

 

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Autour de 17 heures, nous arrivons place des Terreaux.

 

 

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Avant de se séparer, L 214 nous rappelle que, le samedi 20 octobre, une action est organisée à Paris contre l'agitation des corps hideux.

 

Stéphanie avait raison, il y a beaucoup d'actions aujourd'hui sur Lyon : aux abords de la gare de Perrache, Éducation sans frontières fait de la musique. Pour être précis, ce sont exclusivement des valses qu'il jouent. Ils ont là pour informer et sensibiliser sur les expulsions.

 

Nous avons un point
commun : c'est l'indignation face à la souffrance infligée à autrui qui nous a mis dans la rue. Une même conception de l'humanité nous rapproche. Et le refus du dieu pognon comme échelle de valeurs.

 

Nous faisons partie d'un tout.

 

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                                                                                                       Une Auvergnate en colère.

 

 

 

 

 

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